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Gianmaria Testa
Italie

Sortie de l'édition collector SOLO-dal Vivo CD et DVD en Novembre 2009, tournée février 2010, concert à l'Alhambra à Paris le 3 février
Biographie
Gianmaria Testa est né en 1958. Il vit à Cuneo, petite ville du Piémont proche de la frontière française. Issu d’une famille de paysans dans laquelle, autant qu’il se souvienne, tout le monde chantait, il apprend seul la guitare, compose ses premières chansons et intègre des petits groupes de rock. En 93 et 94 il remporte le Premier Prix du Festival de Recanati (un des rares festival en Italie pour la découverte de jeunes auteurs-compositeurs) et c’est pendant la deuxième édition de ce festival, en 94, qu’il y rencontre une productrice française qui, en 95, décide de produire elle-même le premier album de Gianmaria Testa : Montgolfières. Gianmaria a alors 37 ans. Une belle voix sourde pour dire un monde de vent et de mémoire, de terre et de brouillard, d’objets qui volent d’un ciel à l’autre et de femmes dans les gares qui s’en vont au bras d’un autre sans se retourner. Le tout porté par des mélodies limpides, un univers musical aussi personnel que mélangé - tango, bossa, habanera, jazz - et une écriture dépouillée, pure et simple comme un dessin au trait qui dit la beauté sans fioritures. Formidablement accueilli, le disque est suivi d’un passage remarqué au New Morning en février 96. Un deuxième disque n’est jamais facile. C’est pourtant tranquillement que Gianmaria Testa a confirmé en l’élargissant, son talent. Cinq mois après la sortie d’Extra Muros, Gianmaria se présente à l’Olympia.

Il a ensuite enregistré son troisième album Lampo (sorti en février 99). “Lampo” veut dire “éclair”, celui du tonnerre ou de l’appareil photo. Un instant lumineux qui s’imprime indélébilement au fond de la mémoire.
Il enregistre par la suite en Italie un album “Il Valzer di un giorno” (la Valse d’un Jour). Ce disque est on ne peut plus minimaliste: une voix et deux guitares. C’est un vieux rêve pour Gianmaria que d’enregistrer des chansons largement rodées sur scène pour en retrouver leur essence première. Avec le jeune guitariste Pier Mario, Gianmaria réalise ce disque, très marquant dans sa carrière. Treize titres, dont deux inédits, La Valse d’un Jour est un beau succès qui arrive à plus de 80 000 copies vendues. Altre latitudini est le 5e album, celui de la maturité: celle de la voix, plus expressive que jamais, celle des textes, toujours sobres et celle des musiques dont les mélodies sont de plus en plus dessinées. Une importante tournée en Italie, France, Allemagne, Autriche, Canada a suivi la sortie de Altre Latitudini.

Spectacles présentés en 2008

« Da questa parte del mare » Disponible de juillet à septembre 2008

Da questa parte del mare se démarque par sa structure très originale : conçu comme un roman, dont chaque chanson représenterait un chapitre, il est dédié dans sa globalité à un sujet unique. Ce thème, véritable fil rouge qui relie toute les chansons entre elles, est celui des migrations modernes. A travers cette réflexion poétique et politique, Gianmaria cherche une signification aux mots « terre » ou « patrie », évoque le déracinement et la décision douloureuse qui pousse à traverser les déserts et les mers, quelque soit la latitude.

Sa voix râpeuse et tendre, les arrangements chauds et élégants, sa présence sur scène sereine et naturelle, sa complicité avec ses musiciens, nous entraînent agréablement dans un univers intime, émouvant où se côtoient différentes inspirations musicales: du tango à la bossa, de l’habanera au jazz. Dans cette formation Gianmaria est accompagné par des grands musiciens qui sont aussi des très chers amis à lui : Piero Ponzo à la clarinette et au saxophone, qui a signé les arrangements de deux de ses disques (Montgolfières, le premier de sa carrière, et Altre Latitudini, sorti en 2003), Nicola Negrini à la contrebasse et Philippe Garcia, batteur franco-espagnol qui possède un style très particulier.


« Quichotte et les Invicibles » Disponible du 3 au 23 novembre 2008 – DVD sortie en mars 2008 chez Gallimard

de Erri De Luca avec Erri De Luca, Gianmaria Testa et Gabriele Mirabassi Mise en scène de Paola Farinetti Lumières de Andrea Violato Son de Claudio Viberti Produzioni Fuorivia en collaboration avec MC2 grenoble

Sans s’être rencontrés une seule fois, ils se connaissaient déjà. Ce sont les livres (de l’un) et les chansons (de l’autre) qui les ont conduits l’un vers l’autre. Le romancier italien Erri De Luca et son compatriote, le chansonnier Gianmaria Testa, se donnent régulièrement rendez-vous sur scène, comme d’autres au bistrot. Une bonne bouteille de vin, une guitare sèche, des livres… Bref : la fraternité C’est cette amitié, cette communauté d’esprit, qui leur ont donné envie de réaliser quelque chose ensemble sur scène. Quichotte et les Invincibles est un spectacle créé pour les théâtres italiens, mais il est né d’abord autour d’une table, dans la belle cuisine d’Erri De Luca, entre un verre de vin et un morceau de fromage. Nous avons donc cherché à rendre sur scène cette atmosphère, intime et intense, de la cuisine. Nous avons essayé et nous espérons y être parvenus. Sur les planches aussi, il y aura une grande table en bois, et sur la grande table une bonne bouteille de vin rouge.
Quichotte et les Invincibles, suite de textes, poèmes et chansons, est un hommage aux rêveurs qui ne se rendent jamais, à ceux qui s’engagent, à ceux qui ne sont jamais des spectateurs passifs de ce qui arrive mais qui se sentent toujours appelés en cause. Un hommage à ceux qui se relèvent toujours après une chute, qui sont toujours prêts à reprendre leurs batailles et leurs rêves et qui justement, pour ça, sont invincibles. Notre société exalte les gagnants, mais les gagnants cachent souvent une extrême fragilité – dit Erri – car ils sont incapables d’accepter les défaites : ils sont déroutés face à la première défaite. En revanche – dit Erri – les migrateurs sont invincibles, eux qui traversent le monde à pied pour nous rejoindre et qui ne se laissent arrêter par aucune clôture de prison, par aucune expulsion, parce que ceux qui vont à pied, simplement à pied, ne peuvent pas être arrêtés. Invincibles sont les prisonniers, les amoureux, les suicidés. « Ce n’est pas celui qui gagne toujours qui est invincible, mais celui qui jamais ne se laisse mettre en déroute par les chutes, qui jamais ne renonce à se battre encore ». Quichotte, dernier des chevaliers errants, arrivé à contretemps quand l’époque de la chevalerie était terminée depuis longtemps, est le camarade de tous ces vaincus-invincibles.

Le spectacle se déroule en trois tableaux (amour, guerre, captivité) et un intermède. Il offre un mélange très particulier de musique et de paroles.

L’originalité de ce spectacle tient au fait que de grands poèmes (de Hikmet, de Sarajlic, de Brecht, du même De Luca) sont chantés, comme pour restituer à la poésie ce coté populaire, cet esprit militant et incisif, que nous avons peut-être un peu oublié, dans les tours d’ivoire de l’histoire. « A Sarajevo -dit Erri- les personnes connaissent par cœur les poèmes comme vous connaissez par cœur les couplets de Sheila. Chez les peuples slaves la poésie est un mot important ». Et encore : «La poésie est, pour nous, la forme de combat de la littérature »



« F. à Léo » Disponible en mars / juin / décembre 2008 – Album prévu pour mars 2008 chez Bonsaï Music

D’après une idée de Roberto Cipelli avec
Roberto Cipelli – piano
Attilio Zanchi - contrebasse
Philippe Garcia – batterie
Gianmaria Testa– voix, guitare
Paolo Fresu – trompette, bugle


Ce projet qui a vu le jour en 2001 est né d’une idée simple et belle, mais tout du moins risquée, du pianiste Roberto Cipelli. Cette idée consiste non seulement à proposer une relecture “jazz” de quelques œuvres parmi les plus significatives de Léo Ferré, monstre sacré de la chanson, mais également que cette relecture soit faite par des Italiens, avec une vision plus libre, un autre regard venant de l’autre coté des Alpes.

Au cours de tout ce temps, cette idée a mûri, au gré de concerts ça et là en Italie, en France et en Belgique, grâce notamment à un public réceptif, appréciant cette démarche et au plaisir manifeste que les musiciens ressentaient sur scène. Dès lors, on peut considérer que la réalisation de ce projet est le fruit d’un travail collectif. Un travail impliquant tout autant la Production (Produzioni Fuorivia) qu’un groupe exceptionnel réuni autour de l’architecte de ce projet : Roberto Cipelli (piano).

Indépendamment de Cipelli, le groupe est composé d’Attilio Zanchi à la contrebasse, Philippe Garcia à la batterie, Paolo Fresu, véritable poète de la trompette, et, pour donner la voix aux paroles de Ferré, le chanteur Gianmaria Testa, intimement proche de l’univers de Léo et fin connaisseur, si l’on peut s’exprimer ainsi, de la France et de sa langue.

“F. – A Léo”. Seulement « F », pas plus, parce qu’il n’y a aucune présomption ni intention philologique dans ce travail ; de Léo nous avons recherché l’esprit, pas la « lettre », car cet album n’est pas un album de « covers », mais autre chose. En définitive, “F”, tente de dessiner un univers musical, textuel, poétique et politique qui saurait porter en lui les signes précis de notre temps présent.


Discographie

2009 - SOL DAL VIVO
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi France


2008 - F A LEO
Bonsai Music


2006 - DA QUESTA PARTE DEL MARE
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi France


2003 - ALTRE LATITUDINI
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi France


2000 - Il VALZER DI UN GIORNO
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi France


1999 - LAMPO
Warner France


1996 - EXTRA MUROS
Warner


1995 - MONTGOLFIERE
Label Bleu



     

19.11.10 Espace Albert Camus, le Chambon-Feugerolles
20.11.10 Salle Claude Nougaro, Issoire

Premio Tenco - Ritals
GIANMARIA TESTA EN CONCERT EN FRANCE